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Castlevania : Lords of Shadow (Xbox 360)

Noël ne fait pas de cadeaux à vos finances et Konami non plus car c’est désormais une certitude : votre sélection draconienne des titres du dernier trimestre 2010 se doit d’inclure Lords of Shadow.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 7/10/2010
Multijoueurs : Non

Éditeur : KONAMI
Développeur : Mercury Steam
Langues : Francais

Le passé est un boulet que Mercury Steam refuse de traîner. C’est en se délestant de 25 ans de tradition 2D que Castlevania parvient enfin à s’imposer dans la troisième dimension. Plus qu’une grande aventure, c’este un véritable épopée au cœur des ténèbres qui vous attend.

Faux frère

Découpés en chapitres, Lords of Shadow évoque d’emblée God of War. La caméra fixe, la ressemblance entre les chaînes de Kratos et le "fouet" traditionnel de Gabriel Belmont, les mécaniques d’attaque-parade-roulade… impossible de nier la parenté.

Néanmoins, le voyage de notre héros s’étend sur plus de 20 heures durant lesquelles ses pouvoirs ne cessent de croître au gré des artefacts acquis et des points d’expérience dépensés. Contre-attaques, combos aériens, charges, effets de zone, invocation, poignard, eau bénite, fée, système de magie rouge et bleue aux effets variables : plus on avance et plus les combats s’appréhendent de façon tactique. Il faut dire que les ennemis communs comme certains boss disposent d’attaques et de faiblesses spécifiques à exploiter. Certains seulement car quelques monumentaux titans viennent rendre hommage aux mécaniques plus "acrobatiques" de Shadow of the Colossus.

Par monts et par vaux

Si développé soit-il, le combat ne représente pourtant qu’une fraction de ce que propose le jeu. L’exploration, la plate-forme, les puzzles et même l’intrigue (étonnamment bien amenée) constituent eux aussi des ingrédients majeurs, évoquant en cela l’excellent Darksiders. Et le plus beau, c’est que toutes les pièces s’emboîtent parfaitement. Avant d’explorer l’inévitable château du jeu, Gabriel traverse des forêts, des marais, des ruines, des forts à flanc de falaise, des égouts, des villages fantômes et autres lieux mal famés. Porté par le fabuleux design et les somptueuses musiques, on prend un véritable plaisir à fouiller chaque niveau pourtant relativement linéaire, quitte à y revenir plus tard doté de nouvelles aptitudes pour dégoter un trésor. Les phases d’acrobaties glissent doucement de la simple formalité au challenge ardu, alors que les sauts se font plus longs et de dangereux pièges entrent en action. Les puzzles, optionnel dans la mesure où vous pouvez obtenir la solution en renonçant à des points d’expériences, font montre de diversité. Ici, on joue avec le classique "lumière & miroirs", là on doit disposer des pièces correctement, plus tard on décrypte un code avant de s’adonner à une partie d’échecs vampiriques ou de surmonter un labyrinthe.

Le paradis dans les ténèbres

Avec une minutie presque obsessionnelle, Mercury Steam fait une chasse impitoyable à la monotonie, entremêlant les phases de jeu et introduisant régulièrement un petit élément de gameplay inédit. Du coup, même si l’on peste ponctuellement contre une caméra mal placée ou un mur invisible, difficile de résister à cette envoûtante épopée gothique. C’est avide d’admirer une nouvelle contrée, de surmonter un nouveau défi et de découvrir la prochaine surprise imaginée par les développeurs que l’on progresse jusqu’au grandiose final. Je suis mordu.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
A mi-chemin entre God of War et Darksiders, ce Castlevania est une véritable pépite. Long, magnifique, imaginatif, varié, riche, surprenant, Lords of Shadow lance la série dans une nouvelle direction tout en restant fidèle à l’esprit originel. Un petit tour de force qui impose le respect.

Réalisation :
Si l’on note parfois quelques problème de fluidité, cela n’empêche pas d’apprécier l’incroyable boulot des développeurs de Mercury Steam. Les décors sont fabuleux, les musiques aussi inspirées qu’inspirantes et les ennemis souvent impressionnants.

Prise en main :
Avec son expérience sur mesure (difficulté ajustable à la volée, solution pour les énigmes), Castlevania se montre très accessible. Les mécaniques sont excellentes et très variées. Seuls bémols : les caméras fixes et le nombre, un peu excessif, de commandes à retenir.

Durée de vie :
Comptez une bonne vingtaine d’heures avant d’en voir la fin, ce qui est plutôt long pour un titre de ce genre. Vous pouvez ensuite revenir sur les niveaux pour récupérer des items, relever des défis et débloquer des bonus à foison.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16, voire 18 ans
- Aux fans de Castlevania autant qu’à ceux qui ne connaissent pas.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- God of War III sur PS3.
- Darksiders

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