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Eat Lead : The Return of Matt Hazard (PlayStation 3)

Un faux héros des années 80 revient, c’est Matt Hazard ! Dans Eat Lead, un FPS gentiment déjanté et plein de clins d’œil à l’univers du jeu vidéo, le joueur va vivre une aventure qui ne se prend pas au sérieux.

Preview

Infos sur le jeu

Genre : Quake-Like
Sortie : mars 2009

Editeur : D3Publisher / Koch Media
Développeur : Vicious Cycle

Vous ne le connaissez pas ? Il fut une star du jeu vidéo dans les années 80. Ou plutôt, ça, c’est dans la petite histoire de ce héros créé de toute pièce pour l’aventure. Ce mythe sur le retour veut prouver qu’il reste le roi des jeux de tir quand le patron d’un super éditeur, Marathon Megasoft, lui donne sa chance. Enfin, il le piège plutôt, utilisant son pouvoir de modifier sans cesse le code du jeu pour essayer de le tuer… définitivement ! Attendu pour la fin du mois de mars, Eat Lead ne se prend donc pas du tout au sérieux. Il offre une aventure où les "gamers" découvriront clins d’œil et gags caricaturant les jeux vidéo.

Quel type de jeu ?

Eat Lead se présente comme un titre d’action pure, un jeu de tir à la troisième personne doté d’un système de mise à couvert qui emprunte très largement à Gears of War. Il est ainsi possible de passer d’une protection à l’autre en pressant un bouton ou encore de tirer en aveugle. Chaque arme permet aussi des attaques de mêlée dont les animations nous ont déçues. Attendons toutefois la version finale avant de juger, car plusieurs mouvements semblaient encore rigides.

Point de sang dans ces fusillades endiablées, mais plutôt ce que les développeurs appellent "l’effet hack". C’est-à-dire que les impacts sur les objets et les ennemis les font clignoter voire disparaître en partie, comme un hologramme qui faiblirait, avant de se désintégrer dans une nuée de pixels bleus. Les ennemis tombés laissent échapper des éléments de code à collecter qui permettent, quand vous en avez assez, de donner un "boost" temporaire à votre arme sous la forme des éléments feu ou glace. Cet "effet hack" est aussi utilisé pour faire apparaître des éléments du décor. Comme si le niveau se construisait en temps réel devant vous (attention cependant, les éléments sont identiques d’une partie à l’autre, rien d’aléatoire). Uniquement solo, le titre afficherait une durée de vie de 8 à 10h. Toutefois, il ne serait pas commercialisé à 70 euros, mais au prix public conseillé de 59 euros.

Humour omniprésent

Un gugusse habillé façon Mario à sauver d’une prison de champignons, des armes déjantées comme des pistolets à eau : Eat Lead affiche sa dérision. D’un niveau à l’autre, vous trouverez des adversaires toujours plus improbables. Outre des commandos qui tenteront de vous contourner, vous trouverez des soldats 2D inspirés de Wolfenstein qui se déplacent bêtement sur des rails, et non dotés d’un système de localisation des dégâts (vieille école oblige). Vous serez attaqués par des zombies qu’on ne tue qu’en leur visant la tête, des Space Marines solidement protégés. Vous affronterez un boss sorti d’un RPG nippon qui ne sait donc parler que par boîtes de dialogue et choisit dans un menu (en japonais s’il vous plaît) ses attaques et défenses. Tout est comme ça dans Eat Lead : complètement décalé. Les développeurs vous serviront aussi des classiques, comme une phase de chargement pendant que vous prenez un ascenseur.

Au final, il se pourrait bien que les "gamers" trouvent dans ce jeu un petit divertissement amusant, à défaut d’un titre référence et techniquement au sommet. Il ne reste qu’à tester plus longuement une version finale pour voir si le charme agit.

Preview réalisée par Arnaud Papeguay.


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