Assassin’s Creed (PlayStation 3)
Ubisoft invite à suivre le credo de l’assassin dans une toute nouvelle franchise à la croisée des genres. Le mélange des styles donnera-t-il raison à Assassin’s Creed ou cette expérience restera-t-elle à l’état de prototype ?
Test
Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 15/11/2007
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non
Éditeur : UBISOFT
Développeur : Ubisoft Montréal
Langues : Francais
Avec un studio du pedigree d’Ubisoft Montréal, on s’attend toujours à une réalisation de premier choix. L’équipe s’est déjà illustrée sur Prince of Persia et Splinter Cell, et s’attaque à un nouveau challenge avec Assassin’s Creed. Un risque calculé pour l’éditeur français que cette franchise inédite. Apprêtez-vous à vivre un grand moment !
La paix en toutes choses
Vous êtes Altair, maître assassin d’une secte qui sévissait au Proche-Orient aux temps des croisades. Récemment sanctionné pour mauvaise conduite (c’est pas bien de tuer des innocents), vous êtes rétrogradé au rang d’apprenti et devez refaire toutes vos preuves au travers de missions d’assassinat. Vos méfaits vous conduisent essentiellement à Acre, Damas, Jérusalem et Masyaf, en cette fin de XIIe siècle.XIIe siècle ? Ah, mais on me dit dans l’oreillette que le scénario présente des anachronismes et s’inscrit dans un contexte alambiqué entre passé et présent. Certains trouveront cela original, je trouve juste cela dommage.

Toujours est-il que notre assassin doit gravir les échelons de la fratrie en remplissant quantité de tâches : écouter discrètement une conversation, dérober un objet, mener un interrogatoire musclé, recueillir les informations d’un contact, secourir un citoyen et profiter par la suite de ses "services", atteindre le point culminant d’une zone pour en faire le repérage. Les centres d’intérêts sont nombreux dans les lieux que vous traversez.
Jamais ne mettra la fraternité en danger
Assassin’s Creed emprunte à Splinter Cell le côté infiltration, à Prince of Persia la haute voltige, et à Grand Theft Auto l’aire de jeu "vivante", mais il affiche un gameplay propre. Pas de position accroupi ni de possibilité de dissimuler des corps ou de se fondre dans l’obscurité, encore moins de courir latéralement sur les murs ou de voler une voiture (quoique… un cheval), simplement une identité marquée qui surpasse ses prédécesseurs. En effet, jamais il ne m’a été donné de voir autant d’interactions avec l’environnement. Que ce soit la foule ou les innombrables éléments de décor avec lesquels Altair peut interagir, je reste sans voix.Comme quoi les Yamakasi n’ont rien inventé, déjà au Moyen Age on savait escalader un minaret à mains nues ! On se croirait presque en train de relater des faits historiques tant le mélange entre réalité et fiction prend merveilleusement.
S’ajoute la barre de synchronisation (ndr : on synchronise quoi au XIIe siècle ?), clé de voûte du gameplay sur laquelle repose toutes nos actions et les dommages que l’on peut subir dans l’Animus (oups, Desmond tais-toi !). Suivez le credo de l’assassin et tout se passera bien, sinon gare à la chute. Assassin’s Creed aligne également un système de combat singulier basé sur les contres et les attaques combinées. On prend un malin plaisir à se jouer des gardes dans les villes bien que je leur reproche d’adopter en certaines occasions des comportements peu réalistes.
La fortune sourit aux audacieux
A mesure des contrats remplis, les habiletés et l’équipement d’Altair évoluent et permettent de faire face à la difficulté accrue des missions les plus avancées. On regrette malgré tout la trop grande répétitivité des enquêtes, et les assassinats s’enchaînent de manière trop mécanique. Un conseil, dès que vous maîtrisez les rouages du jeu, enlevez toute l’interface à l’écran, repérez-vous à la vue et à l’ouïe, partez en reconnaissance et vous vivrez une expérience la plus authentique possible.J’en oublierai presque de parler de cette réalisation graphique hallucinante où profondeur de champ et richesse de l’environnement décrochent la mâchoire. Brillantissime ! Assassin’s Creed, sans être parfait, ouvre la voie vers la définition d’un nouveau genre.
Test réalisé par Frédéric Pam.
Note globale :
Intérêt :
L’univers d’Assassin’s Creed est dépaysant, envoûtant. La réalisation s’aventure sur des terrains que le genre n’avait pas encore osé fouler. Un "bac à sable" surprenant !
Graphisme :
Assassin’s Creed ne faillit pas sur le plan du graphisme. On ne trouve les mots pour décrire l’environnement de jeu tant il est renversant !
Animation :
Les mouvements d’Altair sont magnifiquement modélisés, les phases à cheval ne sont pas non plus laissées pour compte.
Son :
Une ambiance tantôt médiévale tantôt orientale ponctue nos faits et gestes. Les musiques se laissent écouter sans grincer des dents et les dialogues en français restent dans le ton de l’ensemble.
Jouabilité :
Assassin’s Creed propose un immense bac à sable virtuel où interagir à volonté au gré de nos agissements. Les puristes joueront même sans l’interface, uniquement au juger. Le système de combat efficace reste perfectible.
Multijoueur :
Pas de mode multijoueur.
Difficulté :
Altair gagne en puissance et versatilité à mesure que les missions se durcissent. On prend ses marques progressivement et sans heurts. L’intelligence artificielle oscille entre excellente pour la foule et hésitante pour les gardes.
Durée de vie :
Neuf cibles principales, pléthore de bonus à collecter, des zones à explorer et surtout une aire de jeu à l’échelle d’un royaume et où l’on peut expérimenter tout et n’importe quoi à loisir. Assassin’s Creed récompensera les plus curieux.
Avis de la rédaction
A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux maîtres assassins de 18 ans et plus
- Aux Yamakasi qui rêvent d’exprimer leur art en Orient
- A ceux qui ne sont pas contre supporter quelques anachronismes
- Aux joueurs qui aiment les scénarios à la Matrix
Vous aimerez si vous avez aimé :
- La série des Splinter Cell
- La série des Prince of Persia
- La série des Grand Theft Auto
Vidéos
Astuces
Les bonus de fin de jeu
Terminez le jeu une première fois. Vous pourrez ensuite tuer sans avoir à subir de pénalités et utiliser la vision de l’aigle à loisir.
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