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Beaterator (PSP)

Machine multimédia par excellence, la PSP végète pourtant dans un étrange cloisonnement. Peu de titres s’appuient sur la polyvalence de ses capacités ou de son public. Beaterator brise quelques murs, à commencer par celui du son.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Danse / musique
Sortie : 2/10/2009
Multijoueurs : Non
Internet : Oui

Éditeur : TAKE 2
Développeur : Rockstar
Langues : Francais

Rockstar n’est pas le premier éditeur à tenter de transformer une console portable en studio musical et certains mélomanes ont pu faire leurs armes sur Korg DS-10, mais Beaterator pousse le concept beaucoup plus loin.

Timbaland in da PSP

L’implication du célèbre producteur/rappeur Timbaland dépasse le cadre du simple parrainage puisque ses créations alimentent quasiment la moitié de l’impressionnante bibliothèque sonore dans laquelle vous pouvez puiser des boucles pour générer vos propres morceaux. Un gage de qualité, si l’expertise dont a fait preuve Rockstar en la matière au fil des GTA ne suffisait pas.

Cette collaboration donne forcément un titre très (mais pas exclusivement) orienté vers la rythmique, les percussions et les sonorités synthétiques qui s’adresse avant tout aux amateurs de hip-hop, rap, R&B, transe, house, garage et assimilés. N’espérez donc pas créer des morceaux de musiques symphoniques ou de rock, à moins de passer beaucoup, beaucoup de temps sur la bête.

Le B.A.-BA du H-I-P-H-O-P

Beaterator est un outil d’une puissance impressionnante, mais qui respecte en toute circonstance une règle d’or : celle de l’accessibilité. Concrètement, on peut aboutir à un résultat parfaitement viable 30 secondes après avoir lancé le titre pour la première fois. Le secret réside dans l’introduction progressive des options au gré des 3 grands paliers que le joueur décide de franchir. Le premier palier est le mode Mix. On choisit un genre musical et l’on se retrouve immédiatement face à une table de mixage possédant huit pistes (bass, drums, hithats, vocal, piano, guitar, etc.) réparties sur deux écrans. On navigue simplement avec la croix directionnelle et l’on choisit, pour chaque piste, l’une des quatre boucles sonores disponibles par défaut avec les boutons. Les rythmiques se synchronisent et les volumes s’ajustent automatiquement. On peut ainsi découvrir la bibliothèque musicale en toute simplicité, générer son premier "tube" et l’enregistrer.

Sous les pavés, la plage musicale

Le second palier est l’atelier de morceaux. La plage sonore apparaît sous forme d’une grille musicale. Vous voyez vos 8 pistes, les boucles courent sur chacune d’entre elles, et vous pouvez très simplement procéder à des modifications : déplacer, rajouter ou modifier des boucles, altérer le volume, le BPM, la balance… Une fois encore, l’interface est un modèle de simplicité : chaque molette est identifiée, chaque bouton voit sa fonction contextuelle détaillée et l’on entend instantanément le résultat. Enfin, il y a la séance studio, véritable cœur créatif de Beaterator, qui malgré une ergonomie toujours optimale, nécessite des connaissances musicales approfondies ou, à défaut, une oreille exercée. Divers ateliers permettent ainsi d’éditer et altérer les boucles, les rythmes, les mélodies ou d’appliquer une dizaine d’effets. Il est aussi possible d’importer ses propres sons et d’enregistrer sa voix, ce qui permet d’élargir les genres musicaux abordables avec le logiciel. Bref, peu importe votre degré de maîtrise musical, si vous avez des pulsions créatrices, Beaterator est définitivement l’outil idéal pour les concrétiser à moindre frais.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
S’il n’est pas le premier studio musical virtuel à voir le jour, Beaterator exécute un véritable tour de force, parvenant à rendre ses outils particulièrement puissants hyper accessibles. Un must pour les musiciens, novices comme accomplis, du moment qu’ils accrochent à l’univers électro hip-hop.

Réalisation :
Rien de bien fabuleux sur le plan visuel, mais la clarté est de rigueur. C’est surtout sur le plan auditif que Beaterator se montre irréprochable.

Prise en main :
Un modèle d’ergonomie qui rend accessible un outil relativement complexe et puissant. Il permet de prendre le titre en main instantanément et incite à explorer ses nombreuses fonctions.

Durée de vie :
Entre sa bibliothèque excessivement bien fournie et la possibilité d’importer toute sorte de sons, la durée de vie potentielle de Beaterator se compte en années.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- A tous les mélomanes de plus de 3 ans
- Aux amateurs de hip-hop et d’électro en priorité
- Aux musiciens, qu’ils soient débutants ou expérimentés

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Korg DS-10 Synthesizer

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