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Killzone 2 (PlayStation 3)

Suite de l’unique FPS exclusif de la PlayStation 2, Killzone 2 compte bien prouver qu’il est capable de jouer dans la cour des grands.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : FPS
Sortie : 25/2/2009
Multijoueurs : Oui, 32 joueurs
Internet : Oui

Éditeur : SONY
Développeur : Guerilla Games
Langues : Francais

Développé par le studio hollandais Guerrilla, Killzone était un FPS assez particulier. Son gameplay bourré de scripts, son rythme lent et sa direction artistique à mi-chemin entre Jin Roh et la chute de Berlin version apocalyptique lui conférait une atmosphère assez unique. Soutenu par une technique réussie mais asthmatique sur PlayStation 2, Killzone a peiné à convaincre par rapport aux poids lourds du FPS. Le titre a cependant drainé son groupe de fans, notamment chez les joueurs exclusivement formatés aux FPS consoles.

Superproduction made in PS3

Dès les premiers instants, Killzone 2 s’impose comme une superproduction sur PlayStation 3. Techniquement, il en met plein la vue : de la modélisation détaillées des décors, aux effets de lumière extraordinaires, en passant par les animations des différentes forces en présence, le titre subjugue.

L’audio n’est pas en reste avec un encodage en DTS-HD 7.1 capable de mettre à mal n’importe quelle installation compatible. Il s’agit donc d’une référence technique absolue sur la console de Sony et plus généralement, il fait partie du peloton de tête des jeux nouvelle génération. La manette en main, Killzone 2 prouve rapidement qu’il a fait un bond en avant par rapport au premier opus. Si la direction artistique et l’esthétique générale restent dans la même veine, les sensations sont différentes.

L’ajout d’un système de mise à couvert encourage une approche posée et tactique plutôt que de foncer dans le tas la fleur au fusil. La disparition du mode de tir secondaire ainsi que de la troisième arme oblige le joueur à réfléchir à son matériel et à anticiper ses éventuels besoins. On sent bien qu’avec Killzone, Guerrilla effectuait un galop d’essai. Killzone 2 montre une évidente maturité.

Des ennemis intelligents ? Vraiment ?

Killzone 2 se joue quelque part à mi-chemin entre Call of Duty et F.E.A.R. Du premier, il reprend l’ambiance de guerre, le fait d’évoluer sur le champ de bataille avec des coéquipiers et de mettre ponctuellement en scène des séquences spectaculaires visant à relancer le rythme. Du second, on retrouve un système de combat qui met l’emphase sur les escarmouches dans des fusillades serrées et nerveuses contre une IA retorse et très énervée. Les Helgasts sont capables de manœuvres élaborées comme contourner le joueur voire venir chercher le contact en close combat. Chaque combat se transforme souvent en lutte de haute volée pour sa survie. Le joueur est épaulé par un coéquipier, le mythique Garza, mais ses limitations intellectuelles avérées, bien loin de la redoutable efficacité Helgast, le transforme rapidement en poids mort. L’ambiance post-apocalyptique, plus que de donner lieu à un grand jeu de guerre, procure un curieux sentiment de désolation.

Un jeu humain

Sans être exceptionnel d’originalité, le scénario remplit son office et fait suite aux événements du premier épisode. Killzone 2 raconte le débarquement de l’ISA sur la planète Helgan et la chasse à Scolar Visari, le leader psychopathe des Helgasts. Killzone 2 est un FPS étonnant. Au départ, on est décontenancé par l’inertie du personnage. On se sent lourd. On se déplace lentement, les sauts sont courts. S’accroupir, se remettre debout, semblent être des efforts coûteux. Il s’agit là d’une décision courageuse car ce changement est vraiment déroutant pour le joueur au début. Mais l’objectif est atteint : on réalise qu’effectivement, on ne se déplace pas aisément avec un barda militaire sur le dos, on ne grimpe pas une échelle aussi rapidement que l’on monte un escalier, on ne peut pas sauter par-dessus un obstacle qui arrive au niveau de sa taille (ndr : embêtant quand on sait que le héros mesure 1m20 les bras levés). Après un délai d’adaptation, on réalise que ces éléments apportent justement une crédibilité au jeu.

Sev, le héros de Killzone 2 n’est rien d’autre qu’un bidasse parmi d’autres et s’il est générique et sans charisme particulier, l’humanité de ses facultés physiques le rend curieusement attachant. C’est d’ailleurs là, dans sa capacité à reproduire une certaine réalité de la guerre et de la vie de soldat, que réside l’une des plus grandes réussites du jeu. Même s’il mélange divers ingrédients déjà vus ailleurs, Killzone 2 se débrouille pour créer sa propre recette et revendiquer une véritable identité. Compte tenu du nombre de FPS existant, ce n’est pas une mince victoire. Il s’agit assurément d’un titre incontournable de la PlayStation 3.

Test réalisé par Emmanuel Touchais.


Note globale :

Les Plus :
- Un jeu musclé, sombre et violent
- Une réalisation en or massif
- L’IA des Helgasts
- Le réalisme des déplacements

Les Moins :
- Un rythme lent qui peut ne pas plaire
- Une maniabilité particulière qui nécessite un temps d’adaptation


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- A ceux qui aiment les ambiances sombres
- A ceux qui aiment les FPS musclés

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Resistance 2
- Killzone sur PS2.
- F.E.A.R.

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