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Need for Speed Undercover (PlayStation 3)

Après le moyen Need for Speed ProStreet, la franchise revient à des bases plus traditionnelles. De quoi nous rendre les poursuites endiablées qui ont fait son succès ? C’est en tout cas toujours debout sur l’accélérateur que vous voici projeté dans une vaste ville ouverte, avec une trame scénarisée derrières vos exploits de pilote.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Course
Sortie : 20/11/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : ELECTRONIC ARTS
Développeur : EA Games
Langues : Francais

Need for Speed ProStreet avait quitté les villes ouvertes, son successeur y revient. Et ce tandis que la concurrence montre méchamment les dents avec les derniers volets de franchises phares, tels Burnout Paradise et Midnight Club : Los Angeles. Dans Undercover, vous incarnez un policier infiltré. Votre mission : débusquer un gang de trafiquants de voitures. Il faudra vous faire connaître d’eux par vos talents de pilotage et votre capacité à échapper aux voitures de police.

Infiltration

Tout commence évidemment avec une bonne poursuite. Dans Undercover, vous évoluez seul et donc aucun policier (à part vos supérieurs) ne sait qui vous êtes. Des cinématiques avec de vrais acteurs servent le scénario, plutôt mollement d’ailleurs. Mais ne cherchez pas bien loin, tout ceci est prétexte à vous faire participer à des courses, vols de voitures et autres missions au volant de bolides toujours plus puissants. Plus vous gagnez de points de réputation par votre style de conduite (dérapage et autres "burns" sont les bienvenus), plus vous vous faites connaître.

Enchaîner les manœuvres acrobatiques sans rien percuter fera monter un multiplicateur. C’est autant de points de réputation en plus à la fin d’une mission / course. Gagner vite en réputation permet d’être contacté plus rapidement par le gang pour vous voir confier une nouvelle tâche. Sprints, duels, courses à points de contrôle : différentes déclinaisons des défis vous attendent. Il s’agira tantôt de mettre 300 mètres dans la vue de votre rival, de rester 1 minute devant lui, ou tout simplement de finir premier d’une course.

Ils ont ciré la route !

La réalisation graphique sature sur les couleurs et, comme c’est de coutume dans la série, la route brille comme pas permis. Telle est l’emprunte visuelle du jeu, après on aime ou pas. La modélisation des véhicules reste correcte et les environnements plutôt variés et réussis. Toutefois, l’animation rame comme pas permis. Inacceptable et désagréable ! Mauvaise optimisation ? Console déjà poussée à sa limite ? On ne comprend même pas qu’avec un tel défaut le jeu ait passé la phase de bêta test. Autre bizarrerie, l’accès immédiat aux courses et missions. Simplement en appuyant sur le bouton bas du pad. La carte GPS, elle, permet de sélectionner une autre compétition que celle proposée. Mais encore une fois le transfert est instantané à la ligne de départ. Quelle est l’intérêt alors d’une ville ouverte ? Surtout quand celle-ci est la plus vaste jamais proposée par la série. Et qui, par ailleurs, manque de vie. On regrette Most Wanted où on pointait sur la carte un radar de police tandis qu’on pilotait en emmagasinant le plus de vitesse possible à travers la ville pour le décoiffer.

Courses-poursuites

Que ce soit la police à vos trousses ou les concurrents en course, l’intelligence artificielle va au contact, voire à la faute. Les poursuites demeurent grisantes bien que les collisions ont le goût de trop peu. Surtout face à un Burnout ! Signalons que votre personnage gagne des points de compétence au fil des courses et missions, paramètres qui améliorent vos performances quel que soit le bolide piloté. Le tuning reste aussi présent, mais il semble curieusement offrir des choix moins riches que dans certains titres précédents. Cet Undercover offre donc du déjà-vu qui aurait pu cependant être brillant si la technique avait suivi. Car malgré tout, ce type de soft demeure fun, d’où une certaine frustration. A réserver aux fans inconditionnels, ou à ceux qui adorent tellement foncer avec une meute de fous du volant qu’ils lui pardonneront tout.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.


Note globale :

Intérêt :
Reprenant des bases solides de la série avec courses endiablés et poursuites contre la police, Undercover se fait torpiller par une réalisation technique bancale. Sans cela, bien que manquant d’innovations, le titre aurait été largement mieux noté !

Graphisme :
Du bon et du moins bon dans cet univers aux couleurs chatoyantes. De l’aliasing trop prononcé et des voitures correctes mais un peu trop lisses côtoient certains décors superbes.

Animation :
Il se passe quoi avec cette version PS3 ? Ca rame, ça se fige. Qu’est-ce que c’est énervant ! Ou comment se prendre un mur bêtement tant à certains moments les ralentissements et les effets visuels trop prononcés, supposés amplifier l’impression de vitesse, empêchent de voir la route.

Son :
Les chevaux donnent de la voix et la bande musicale très variée fait vraiment plaisir.

Jouabilité :
Une prise en main agréable et tout le fun du pilotage propre à la série apportent des sensations comme seul Need for Speed sait le faire !

Mutlijoueur :
On retrouve les habituels modes de jeu à plusieurs pour des poursuites folles.

Difficulté :
La progression a tendance à être un peu facile. Les défis corsés tardent franchement à se manifester.

Durée de vie :
Ceux aimant accomplir les défis annexes auront de quoi faire. Sinon le scénario principal se boucle en une dizaine d’heures.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 12 ans.
- Aux joueurs qui aiment aller vite, très vite en ville.
- A ceux qui supportent les ralentissements…

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Need for Speed ProStreet
- Burnout Paradise
- Midnight Club : Los Angeles

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