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Prince of Persia (PlayStation 3)

Lorsqu’une fille se dispute avec son père, mieux vaut se tenir à l’écart. Mais quand l’altercation dégénère au point de libérer une entité emprisonnée depuis des millénaires, difficile de rester à l’écart. Une princesse et un voleur de passage peuvent-il abattre un dieu ?

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 4/12/2008
Multijoueurs : Non

Éditeur : UBISOFT
Développeur : Ubisoft Montréal
Langues : Francais

En 2003, Ubisoft suscitait la surprise en ressuscitant l’antique série Prince of Persia pour en faire une référence majeure du genre plate-forme. Plutôt que de céder à la facilité d’une énième suite, le studio de Montréal profite des nouvelles consoles pour révolutionner la saga. Une prise de risque courageuse mais au résultat… inégal.

Rêves et cauchemars

Visuellement, ce nouveau PoP est une réussite incontestable. En appliquant un effet de cel-shading à un trait réaliste, le jeu acquiert une identité graphique unique absolument magnifique. Les architectures aériennes, les vastes paysages s’étalant à perte de vue et les angles de caméra vertigineux génèrent un émerveillement constant. Chacune des quatre régions que l’on parcourt possède un style propre et c’est un enchantement de voir la princesse purifier (comme dans Okami) une zone, de voir la matière sombre et mouvante qui suinte des murs céder la place à des couleurs chatoyantes, l’obscurité devenir lumière. Une jouissance contemplative renforcée par d’envoûtantes partitions instrumentales. Les ennemis ne sont pas en reste avec un rendu très organique, et si le look du nouveau Prince ne fera sans doute pas l’unanimité, impossible de résister au charme de la délicate Elika.

Elle incarne la seconde grosse réussite du jeu. Fragile, rêveuse, drôle, rivalisant d’agilité avec le Prince, elle possède d’incroyables pouvoirs qui se développent au cours de l’aventure et permettent d’accéder à de nouvelles zones. Elle sert aussi de vecteur à la narration puisqu’en sus des cinématiques dévoilant l’histoire, vous pouvez déclencher (ou ignorer) des conversations contextuelles tantôt informatives, tantôt amusantes… Conformément à ses objectifs, Ubisoft en a fait le "sidekick" parfait, en terme de gameplay. Elle vous sert de boussole, vous assiste lors des phases acrobatiques et des affrontements (nous y reviendrons) mais sans jamais vous entraver ou constituer un boulet.

Un grain de sable…

Le tableau s’obscurcit un peu lorsque l’on aborde la partie plate-forme. Si les cabrioles de PoP demeurent très classiques (surtout après Mirror’s Edge), la gestion du timing, la souplesse de félin du héros qui enchaîne d’hallucinantes acrobaties et le phénoménale level design offrent un résultat assez jouissif. Les pouvoirs d’Elika qui permettent de littéralement planer dans les airs ou courir sur les murs lors de phases à la Sonic rendent même l’expérience vertigineuse. Le véritable problème réside dans l’obtention de ces pouvoirs : il faut collecter des orbes qui n’apparaissent qu’un fois une zone purifiée et donc refaire deux à trois fois chaque zone. Un stratagème aussi abusif qu’artificiel pour rallonger la durée de vie. Et puis il y a le maillon faible de cet opus : les affrontements. L’idée de base est bonne : uniquement des duels, et un système de combos dans lequel on alterne librement quatre types d’attaques (coups d’épée, projection au gant, acrobatie et frappe magique d’Elika). Toutes les combinaisons sont disponibles dès le départ et, malgré un héros horriblement lent, les premiers combats sont aussi jubilatoires qu’esthétiques.

Le syndrome Altaïr

Mais plus on avance et plus les possibilités se retreignent. Les adversaires se mettent à parer systématiquement, ne vous permettant de sortir des enchaînements qu’après un contre parfait, puis adoptent des formes vulnérables à un type de coups spécifique. De plus, les ennemis sont rares et dans la mesure où l’on peut les éliminer avant qu’ils n’apparaissent, ce sont principalement les 4 boss de région que l’on affronte… au moins 6 fois chacun. Des duels d’autant plus redondants qu’ils sont bourrés de QTE tournant en boucle. Ce n’est pas un ratage complet, mais on reste nostalgique du dynamisme et de la liberté des anciens systèmes de combat. A bien des égards, ce nouveau Prince of Persia porte les stigmates d’un titre magnifique, incroyablement immersif et agréable à jouer, mais qui s’enfonce inexorablement dans la répétitivité. Le réel plaisir que l’on prend à explorer ces fabuleuses contrées ne parvient pas à étouffer quelques regrets.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Somptueux, onirique, dépaysant… Dommage que le gameplay de ce nouveau PoP ne soit pas à la hauteur de son incroyable réalisation. Si la partie plate-forme transcende sa répétitivité grâce à ses acrobaties spectaculaires, les combats n’ont pas cette chance. Heureusement, ils sont rares et l’expérience globale reste très plaisante.

Graphisme :
Patte graphique, diversité des architectures, ambiances, design des créatures… ce nouveau PoP excelle dans tous les domaines visuels.

Animation :
Voir les deux héros enchaîner les acrobaties est un régal constant, et malgré des angles de vue parfois vertigineux, l’animation reste stable. Seul bémol, les QTE qui interrompent de façon abrupte et illogique certains combos, plus quelques téléportations anormales d’Elika.

Son :
Hormis quelques dérapages, les voix françaises sont crédibles et les bruitages plutôt agréables mais ce sont surtout les fabuleuses partitions musicales que l’on retient.

Jouabilité :
Bien que classique, la (principale) partie acrobatique demeure très intuitive et agréable grâce à un level design inspiré. Les (rares) combats, initialement sympathiques, s’appauvrissent progressivement. Dommage que la répétitivité s’installe inexorablement dans les deux cas.

Difficulté :
On ne meurt jamais dans PoP, mais ne pensez pas que cela annihile tout challenge. Elika agit simplement comme un "chargement rapide du dernier point de passage". Cela dit, la partie acrobatique est très simple et les combats sont… très irréguliers.

Durée de vie :
Comptez une petite quinzaine d’heures, ce qui est très raisonnable, mais pour de mauvaises raisons (2-3 passages par zones, 6-7 affrontements avec chaque boss).


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans.
- Aux fans de la série.
- Aux amateurs de plates-formes.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Prince of Persia : Les deux Royaumes sur PS2.

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Débloquer les costumes

Prince classique : Allez dans le menu Extra, sur Gestionnaire d’apparence pour entrer le code 52585854.

Altaïr : depuis le menu principal, appuyez sur Triangle pour vous créer un compte Ubisoft et ainsi obtenir le costume du héros d’Assassin’s Creed dans le Gestionnaire d’apparence.

Jade : le costume de l’héroïne de Beyond Good & Evil apparaît dans le Gestionnaire d’apparence lorsque vous terminez le jeu une première fois.