Micromania

Pure (PlayStation 3)

De Climax à Black Rock Studios, de THQ à Disney, de la moto au quad, de la simulation à l’arcade… A une période où les gros budgets rendent timide, les géniteurs de Pure prennent des risques, et cela paie.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Course
Sortie : 25/9/2008
Multijoueurs : Oui, 16 joueurs
Internet : Oui
Local : Non

Éditeur : DISNEY Int. STUDIOS
Développeur : Black Rock Studio
Langues : Francais

Le tout-terrain semble à la mode ces temps-ci : MotorStorm, Baja, MX vs ATV… il serait logique d’ajouter Pure à la liste mais comme nous l’évoquions dans la preview, c’est définitivement du coté de SSX que Black Rock Studios semble puiser son inspiration.

Ca a l’air facile…

Des dénivelés vertigineux, des sauts stratosphériques, des tricks de l’espace… on reconnaît aisément les atouts de la série phare d’EA mais le simple fait de remplacer le snowboard par un quad implique évidement la notion de pilotage qui, malgré l’orientation radicalement arcade du jeu, recèle son lot de subtilités. Par exemple la "barre de sensation forte" qui s’alimente en réalisant des tricks (plus la jauge est pleine, plus les figures rapportent de points), mais se vide en utilisant le turbo.

Par exemple la "précharge", un petit geste technique permettant d’augmenter l’amplitude des sauts. Par exemple l’atterrissage qui tient compte du positionnement du quad (que l’on peut orienter en plein vol).

Mais surtout, il faut maîtriser les circuits, de véritables montagnes russes bourrées d’embranchements et de raccourcis, parfois difficiles à atteindre. Quand utiliser le boost ? La précharge ? Les deux ? Où peut-on sortir les figures spéciales ? Où peut-on couper ? La victoire dépend de ces choix, et de votre monture…

Sur mesure

Le mode principal se compose de 10 championnats comportant 3 à 7 épreuves chacun, avec à la clé une foultitude de pièces pour customiser son engin, tant en terme de performances (freinage, boost, vitesse, maniabilité…) que de look. Les fainéants peuvent néanmoins opter pour un assemblage automatisé selon deux profils types (vitesse ou acrobatie) correspondant aux trois types d’épreuves disponibles. On trouve le Sprint (5 tours sur de tous petits circuits quasiment dénués de sauts) et la Course (3 tours sur de longs tracés alambiqués) qui nécessite de finir premier, ainsi que le Freestyle (les mêmes tracés remplis de rampes et de bonus) tenant uniquement compte des points engrangés par les enchaînements de tricks.

Allo, Houston ?

Chaque épreuve s’aborde de façon très différente mais partage un point commun : on s’éclate. Pure se montre incroyablement jouissif. Visuellement, le titre est un plaisir constant : c’est magnifique, coloré, riche, varié, avec une profondeur de champ hallucinante. Le pilotage tout en dérapages contrôlés se révèle hyper intuitif, les sensations de vitesse ébouriffantes et on prend son pied à se propulser en orbite pour placer des tricks démentiels.

Quant aux circuits… rampes monumentales, virages relevés, terrains accidentés, gouffres à pic, larges étendus ou boyaux étroits : chacun d’entre eux ressemble à une petite œuvre d’art, élaborée avec soin, dont on découvre progressivement les subtilités.

La difficulté qui s’ajuste au joueur (mais sans tricher – pas de boost miracle à la MotorStorm) assure un défi constant et les concurrents se comportent de façon réaliste. On regrette juste de ne pas pouvoir leur distribuer quelques mandales, façon Road Rash, et l’absence d’un mode Ecran divisé, mais les courses on-line assurent de grosses empoignades. Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Pure est un jeu simple avec des mécaniques basiques, mais d’une exécution quasi-parfaite. Magnifique, à la fois facile à prendre en main et riche en subtilités, Pure procure une sensation de fun viscérale aussi rare que précieuse.

Graphisme :
Très propre techniquement, voir impressionnant, le jeu s’illustre surtout par son esthétique colorée du meilleur goût.

Animation :
Les personnages bénéficient d’excellentes animations avec des figures absolument délirantes et la fluidité, même avec 15 concurrents à l’écran, demeure irréprochable.

Son :
Si les musiques (très Pop-rock) sont globalement bonnes et les bruitages très efficaces, le doublage français casse l’ambiance. Qu’il s’agisse du commentateur ou des avatars, la performance est médiocre. Heureusement, un détour par les options règle le problème.

Jouabilité :
Hyper intuitif à prendre en main, Pure possède des mécaniques de jeu réglées avec précision et des circuits absolument excellents. C’est notamment lors des épreuves de Freestyle, lorsqu’il faut réaliser des combos de sauts, qu’on en prend conscience.

Multijoueur :
Les trois types d’épreuves sont dispos en ligne, avec ou sans classement, et lorsque 16 joueurs jouent des coudes, le résultat est souvent très défoulant.

Difficulté :
3 niveaux en course simple et des concurrents qui s’adaptent en championnat. Le défi est impeccablement réglé, même s’il faut parfois sauter une épreuve pour débloquer de meilleures pièces détachées.

Durée de vie :
Le championnat devrait vous occuper une petite douzaine d’heures (selon vos aptitudes), puis il sera temps de passer aux choses sérieuses avec le jeu on-line.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 3 ans
- Aux fans de courses arcades
- Aux amateurs de sensations extrêmes

Vous aimerez si vous avez aimé :
- SSX On Tour sur PS2 pour le délire.
- MotorStorm pour l’ambiance.

Images

Image 1 sur 12

Mettre cette image sur votre blog :

Vidéos