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Wheelman (PlayStation 3)

Wheelman, c’est l’histoire d’un film fantôme mettant en scène Vin Diesel dans un rôle de chauffeur au sein de la pègre barcelonaise. Une fois n’est pas coutume, le jeu vidéo sort avant le film, mais on ne peut pas dire que l’essai soit très concluant.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Action
Sortie : 26/3/2009
Multijoueurs : Non

Éditeur : UBISOFT
Développeur : Tigon Studios
Langues : Francais

Dans Wheelman, notre ami Vin, sous les traits de Milo Burik, incarne un chauffeur mystérieux qui va devoir faire son trou au sein des trois gangs rivaux qui règnent sur la somptueuse ville de Barcelone. Qui dit chauffeur dit évidemment courses-poursuites et cascades en tous genres, et on peut se douter qu’avec Vin Diesel, la tôle froissée et les vols planés de 80 mètres seront de mise. Effectivement, à ce niveau-là, vous n’allez pas être déçu.

Barcelona, Barcelonaaaaaaa

Dès la première mission, le ton est donné : Milo attend sa cliente sur la Plaza Catalunya, et doit l’amener en lieu sûr après avoir détruit une bonne trentaine de voitures de flics. Une mission qui sert de didacticiel et qui permet de découvrir un gameplay très accessible, mais aussi très agréable avec une Pontiac dont on ressent le poids.

La prise en main est immédiate, les balles pleuvent de tous les côtés et les caisses volent dans tous les sens. Afin de se débarrasser de ses assaillants, Milo a quelques bottes secrètes : le Airjack par exemple, qui permet de sauter de son véhicule sur celui qui nous précède en pleine poursuite, un peu à la manière des Pursuit Force sur PSP. Pour cela il faut se positionner derrière son opposant, maintenir le bouton Rond enfoncé, attendre que le symbole à l’écran devienne vert, relâcher le bouton et hop le tour est joué. Trop fort ce Milo décidemment. Autre "coup spécial" : les coups de volant latéraux afin d’envoyer ses poursuivants contre un mur. Avec le stick analogique droit, vous pouvez donner des coups de boutoir aux opposants qui arrivent à votre niveau afin d’endommager leur monture et de les achever en les envoyant s’éclater contre une façade d’immeuble. On peut aussi parler des mouvements "bullet time", le Tir Précis et le Cyclone, qui ralentissent l’action et vous permettent d’ajuster au gun vos ennemis se trouvant respectivement devant et derrière vous. Malheureusement, si les premières poursuites sont enjouées et enthousiasmantes, la suite de l’aventure va très vite faire déchanter.

Le syndrome de la coquille vide

En effet, quelques missions suffisent à découvrir l’incohérence totale du scénario qui nous balade entre les trois gangs (les Chulos Canallas, Los Lantos et… les Roumains) sans qu’on comprenne forcément pourquoi, ni comment la mission qui suit est liée à celle que l’on vient d’achever. Pire, certaines d’entre elles sont des niveaux à la GTA où la conduite laisse place à des gunfights de bas étage où il faut tirer sur tout ce qui bouge. Des missions inintéressantes au possible, Milo courant comme un automate, les adversaires ont l’intelligence d’une truite saumonée, et la visée automatique enlève tout challenge. Bref, un raté total. L’enthousiasme initial est brutalement freiné et malheureusement, le reste de l’aventure (8 à 9 heures pour voir le bout du scénar) ne fera que confirmer la répétitivité des missions et le manque d’implication du joueur dans une vraie histoire de gangs comme on les aime. C’est d’autant plus dommage que Barcelone est un cadre original et idéal, qui sied bien à ce genre d’histoire. Mais une fois de plus, la joie de pouvoir déambuler devant la Sagrada Familia ou la plaza Cristobal Colon est vite refroidie : la ville est quasi-déserte, très peu de trafic pour une ville de cette envergure, pas de piétons, une modélisation des monuments qui manque de détails et de l’aliasing à tout-va. On finit par oublier bien vite qu’on est censés être plongés au cœur d’une des plus belles villes d’Europe.

Wheelman ne restera donc pas forcément dans les mémoires, si ce n’est comme un GTA-like très moyen. Pourtant doté d’atouts pas négligeables (Barcelone, les folles poursuites), le titre est criblé de trop de défauts pour pouvoir faire face à la concurrence… C’est pas grave Vin, on t’aime quand même !

Test réalisé par Romain Mabil.


Note globale :

Intérêt :
Wheelman se révèle être un GTA-like très moyen, qui passé l’amusement des premières missions et de la découverte des coups spéciaux de ce bon vieux Vin, devient linéaire et très répétitif. Dommage car le jeu possédait un potentiel certain avec Barcelone comme terrain de jeu et des courses-poursuites qui ont du punch.

Réalisation :
Plusieurs petites satisfactions : la modélisation de Vin Diesel (avec sa vraie voix pour les dialogues), celles des monuments principaux, et la musique, mélange habile de guitares espagnoles et de morceaux plus électro. Malheureusement, c’est très peu en comparaison de tout ce qui est raté : Wheelman est débordant de clipping et d’aliasing et le reste de la ville est fait des textures lisses, voire vides. Barcelone et Vin auraient mérité meilleur traitement…

Prise en main :
Le dynamisme des courses-poursuites tranche avec la platitude et le manque d’intérêt des phases de gunfight, simplifiées au maximum. Les coups spéciaux comme l’Airjack ou les attaques latérales se maîtrisent en quelques missions.

Durée de vie :
Comptez entre 8 à 10 heures pour finir l’ensemble des missions principales. Si vous voulez faire toutes les quêtes annexes, vous pouvez doubler ce chiffre. Enfin, si ça ne vous dérange pas de faire toujours la même chose.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux pilotes de 16 ans et plus
- Aux fans de Vin "Muscle" Diesel et… c’est tout !

Vous aimerez ce jeu si vous avez aimé :
- Saints Row 2
- Grand Theft Auto IV

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